DE L 'APLATISSEMENT DES HALOS
" Pour être astrophysicien, on n'en est pas moins homme. On a beau" vivre haut" , la tête dans les étoiles, on n'en est pas dispensé pour autant de " vivre en bas" , il faut bien affronter parfois la concurrence d'une équipe mexicaine les caprices d'un gamin insomniaque, la lassitude de sa compagne, et même certain soir la visite inopinée d'un collègue trop brillant, traînant tous les coeurs après soi, et sa propre femme par la même occasion. De cette seule soirée maudite, Yasmina Reza propose trois récits différents, trois versions opposées, trois variations : allegro, scherzo, andante, suivant l'humeur attribuée à chacun des quatre concertistes. Pourtant, rien ne saura peser sur le cours des choses. On peut certes, gaver de Fingers un gamin qui braille au lit ou bien lui flanquer une avoine, mais comment reconstruire un couple qui se défait ? On peut aplatir le halo qui ceint l'astre finidorien ou bien l'astiquer au Mirror mais comment transformer en succès le désastre ? Comment peupler la solitude ? C'est la forme des choses qu'on peut modifier non les choses elles-mêmes, on peut changer de vêtements, pas de corps. Il ne s'agit pas Ici, cependant, d'un éloge de la résignation, mais plutôt de la catastrophe, car toute cette agitation, ce combat mené contre le destin, pour inutiles qu'ils semblent, quelque ravageurs qu'en soient les effets, témoignent du moins que la vie est là, que les hommes existent encore, irremplaçables et dérisoires sous l'immensité de la voûte céleste". Patrice Kerbrat
Presse :
"Richard Berry se montre le plus naïf, le plus sincère, le plus émouvant des quatre protagonistes. Il est tour à tour attendrissant et agaçant avec un humour qui n’appartient qu’à lui, il est changeant comme un ciel de printemps, et superbement accordé à l’esprit si subtil de Yasmina Reza." Le Journal
" La même scène, dans tous les sens du mot, se reproduit trois fois, avec de subtiles variations dans l’humeur des personnages. Risque-t-on de s’ennuyer ? Pas un seul instant. C’est une partition fine où chaque phrase, chaque silence, doit tinter. Patrice Kerbrat, qui avait déjà mis en scène Art, excelle à rendre ces écarts, ces litiges, ces frustrations infimes, qui enflent et qui soudain éclatent, ces esclandres où nul ne peut vaincre sans être blessé". Le Figaro
"Une comédie finaude qui fait mouche à chaque instant et cherche sans finasser - mais tout en finesse - ce fameux rire qui est le propre de l’homme". Laurence Liban - L’Express
" Les événements qui traversent notre vie pourraient-ils advenir autrement ? Et s’ils le faisaient, quelle incidence cela aurait-il sur le déroulement futur de notre vie ? Existentielle, la question se résout difficilement ailleurs que dans l’art. Mais avec quelle efficacité ! Avec sa nouvelle création, Trois versions de la vie, Yasmina Reza propose plusieurs variations d’une scène de la vie ordinaire … Six ans après Art, son succès mondial, Yasmina Reza se livre ici à un exercice de style très réussit, qu’elle a exporté quasi simultanément sur les scènes de Vienne, d’Athènes et de Londres. Simple et intimiste la mise en scène de Patrice Kerbrat ne laisse place à aucun temps mort". Le Point
" Disons tout de suite le très vif plaisir qu’on a pris à la représentation de Trois versions de la vie, la nouvelle comédie tant attendue de Yasmina Reza. On y a retrouvé, intactes, toutes les qualités qui ont fait le succès de Art : une écriture d’une netteté et d’une rapidité éblouissantes ; une maîtrise remarquable du dialogue ; un regard impitoyable sur le mœurs du temps et sur le êtres ; un vrai sens comique". Le Figaro Magazine